Une exposition à ne pas manquer – à Paris, à la Maison rouge (M° Quai de la Rapée), à partir du 22 février 2018.

cf. http://www.lemonde.fr/m-actu/article/2017/02/24/ceija-stojka-a-la-decouverte-d-une-artiste-rom-et-deportee_5085087_4497186.html#fTyUyt5WiOEJPJPl.99

Nous empruntons ici cette peinture qui sert d'affiche à l'exposition: l'œil d'une enfant Rom de 10 ans grand ouvert sur l'innommable quotidien des camps, Auschwitz, Ravensbrück, Bergen Belsen, qu'elle connut tous les trois et auxquels, avec sa mère, de coups de chance en miracles, grâce aussi à une extraordinaire force morale, elle survécut.

Le hache-viande, mais le regard d'une grand-mère vivace, qui le plus souvent peint avec ses doigts, sur l'enfant qu'elle fut et qui, sans se mentir à elle-même, savait encore jouer.

Elle avait grandi au grand air par les campagnes d'Autriche. Elle respirait la santé et l'amour. Que deviendraient, dans une semblable situation, tant de nos Roms d'aujourd'hui, brutalisés et chassés de partout, contraints à vivre parmi les immondices et l'air pollué des bretelles d'autoroutes...?

R.K.P.