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Apolis éditions, décembre 2013 - ISBN: 978-2-9532495-6-9
72 p., 15 €
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Ce livre conte l’histoire d’une ombre étrange, celle qui grandit au fil du temps sur la porte qui sert de seuil à la dernière œuvre de Marcel Duchamp, une installation intitulée Étant donnés, érigée après le décès de son auteur. Il se pourrait, en effet, que cette œuvre cataloguée comme ultime en recèle une autre, inaperçue jusqu’ici, greffée à même cette porte, entée sur son bois comme pour la hanter : l’ombre en question. Étant donnée cette œuvre autre (et on ne peut plus autre : une œuvre d’ombre, une ombre d’œuvre !), celle-ci serait donc « plus ultime » que l’œuvre qui a nom Étant donnés. Par voie de conséquence, il se pourrait que cette installation n’ait été programmée par Marcel qu’en tant que leurre pour amener les « regardeurs » de son œuvre finale à faire œuvre eux-mêmes, au-delà de son trépas, voire à leur insu. Étant donnés aurait donc été planifié pour que ceux-ci mettent au jour, au travers de sa nuit, un supplément de son œuvre dite dernière. Conduire des regardeurs devenus « porteurs d’ombre », les amener à produire, par contact avec une porte, une œuvre en forme de fantôme, tel aurait été le complot ourdi vingt ans durant par Duchamp. Une tâche se lève autour de deux trous, les trous forés dans ladite porte par lesquels des spectateurs rendus voyeurs sont conviés à observer une femme nue qui s’exhibe au delà du bois où ils ont collé la tête : une tache due à la chaleur du visage de ces visiteurs ; une tache d’ombre (d’outre-tombe ?) dont le dessein reviendrait à un mort (à un revenant ?) et qui pourrait bien dessiner l’infini visage des vivants.

Examiner ce qu’il en est de cette tache dans son rapport au désir et à la (prise de) vue, l’interroger au plus près de certains écrits de M.D., de la maxime  qui l’annonce (« a guest + a host = a ghost ») à l’épitaphe qui la commente et peut-être la fomente (« D’ailleurs, c’est toujours les autres qui meurent »), telle est la tâche de ce livre.

Pour un accueil fait à ce livre: →http://melusine-surrealisme.fr/wp/?p=1743 (également publié dans Recherches en esthétique n°20, janvier 2015, p. 259-260)

et voir un texte de Geneviève Leroy ici: →Etant donnesPDF(2)