Avignon 2014
Proposition de rencontre le dimanche 29 juin, 9h30-12h30 / 14h30 -16h30


Chaque création artistique, en cela proche de certains destins, est travaillée par l’excès et la déterritorialisation qui l’accompagne.
Deleuze et Guattari (1) constataient ainsi que chaque artiste, en tant qu’il est « un voyant, un devenant », est confronté à une nécessité de débordement, de mise en abyme et relève sans doute de son destin (2). Selon les auteurs de Mille plateaux : « Comment raconterait-il ce qui lui est arrivé, ou ce qu’il imagine, puisqu’il est une ombre ? Il a vu dans la vie quelque chose de trop grand, de trop intolérable aussi » (3).
Nous proposons que ce « trop grand » serve d’entame à la reprise du travail de l’an passé : il permet sans doute d’ouvrir à une rencontre entre les questions portées par l’œuvre de Deligny et celles qui s’avèrent, paradoxalement, communes au destinal et à la physique quantique…
Là où le logos se trouve radicalement sollicité, voire excédé, en ses possibilités.

Pierre Ginésy
24 mai 2014

(1) Qu’est-ce que la philosophie ?, Minuit, 2011, p. 171 (c’est moi qui souligne). Faisant ainsi « éclater les perceptions vécues dans une sorte de cubisme, de simultanéisme, de lumière crue ou de crépuscule, de pourpre ou de bleu, qui n’ont plus d’autre objet ou sujet qu’eux-mêmes ».
(2) Débordement des états perceptifs et des passages affectifs du vécu.
(3) C’est moi qui souligne.

 

Ouvrir les pdf des textes préparatoires: 1) Sanza(s)_Sans_as 2) FélicianHabiter